1944
1944 — Chronologie
L'année du basculement final : programme du CNR, combats des maquis, débarquement en Normandie et libération du territoire.
Janvier – février 1944
Rafles de Grenoble
À Grenoble, refuge des juifs de l'ancienne zone italienne, la Gestapo et la Milice multiplient les rafles. Plusieurs centaines de personnes sont arrêtées, internées à Drancy puis déportées. La ville paie un lourd tribut à la Résistance, qui y reste pourtant active.
22 mars 1944
Suicide de Pierre Brossolette
Arrêté en Bretagne et torturé par la Gestapo avenue Foch à Paris, Pierre Brossolette se jette par une fenêtre pour ne pas parler. Cette figure majeure de la Résistance laisse une œuvre politique marquée par l'exigence d'une République refondée.
15 mars 1944
Adoption du programme du Conseil national de la Résistance
Le CNR adopte « Les Jours heureux », programme commun de la Résistance. Il prévoit, après la Libération, la nationalisation des grandes entreprises, la création de la Sécurité sociale, le droit de vote des femmes et un large socle de droits sociaux et démocratiques.
26 mars 1944
Assaut contre le maquis des Glières
En Haute-Savoie, le plateau des Glières, où s'est rassemblé un maquis de plusieurs centaines d'hommes, est attaqué par les forces de la Milice et des troupes allemandes. Le maquis est dispersé ; ses morts deviennent un symbole de la Résistance.
8 avril 1944
Le général Giraud relevé du commandement
Le général Giraud est relevé du commandement de l'armée française par le Comité français de la Libération nationale. Le général de Gaulle reste seul à la tête de la France combattante.
6 juin 1944
Débarquement allié en Normandie
Au matin du « Jour J », les forces alliées débarquent sur les plages de Normandie. La Résistance intérieure entre en action sur l'ensemble du territoire, multipliant sabotages, embuscades et libérations de villes.
25 août 1944
Libération de Paris
Après l'insurrection populaire et les combats menés par les FFI, la 2ᵉ DB du général Leclerc entre dans Paris. Le général de Gaulle prononce son discours à l'Hôtel de Ville et descend les Champs-Élysées le lendemain.
