1943
1943 — Chronologie
L'année où la Résistance s'unifie au sein du CNR, tandis que le STO et les rafles renforcent la machine de guerre allemande et la persécution des juifs.
14 – 24 janvier 1943
Conférence d'Anfa (Casablanca)
Roosevelt et Churchill se rencontrent à Anfa, près de Casablanca, en compagnie des généraux de Gaulle et Giraud. Les Alliés y proclament l'objectif d'une « capitulation sans condition » de l'Allemagne, tout en s'efforçant — difficilement — d'unifier la France combattante.
22 – 24 janvier 1943
Rafle de Marseille
Sous l'autorité allemande et avec la participation de la police française, le quartier du Vieux-Port est évacué et en grande partie dynamité. Plus de 1 600 personnes, dont de nombreux juifs, sont arrêtées et déportées.
16 février 1943
Création du Service du travail obligatoire (STO)
Pour répondre aux exigences allemandes en main-d'œuvre, Vichy instaure le STO. Plusieurs centaines de milliers de jeunes Français sont contraints de partir travailler en Allemagne. Beaucoup choisissent la clandestinité et rejoignent les maquis.
9 février 1943
Rafle de l'UGIF à Lyon
Klaus Barbie, chef de la Gestapo de Lyon, fait arrêter au siège de l'Union générale des Israélites de France, rue Sainte-Catherine, des dizaines de personnes venues chercher de l'aide. La plupart seront déportées ; cette rafle vaudra à Barbie sa condamnation pour crimes contre l'humanité en 1987.
27 mai 1943
Première réunion du Conseil national de la Résistance
Sous la présidence de Jean Moulin, les représentants des grands mouvements de Résistance, des partis politiques et des syndicats réunis rue du Four, à Paris, fondent le Conseil national de la Résistance. La Résistance intérieure et la France libre se reconnaissent désormais une autorité commune.
21 juin 1943
Arrestation de Jean Moulin à Caluire
Trahi, Jean Moulin est arrêté avec d'autres responsables de la Résistance à Caluire, près de Lyon. Torturé par Klaus Barbie, il meurt sans avoir parlé, lors de son transfert vers l'Allemagne, le 8 juillet 1943.
Septembre 1943
Occupation italienne et zone Sud-Est
Après la capitulation de l'Italie, les zones placées sous contrôle italien passent sous administration allemande. Les juifs qui s'y étaient réfugiés — notamment dans la région de Nice — sont alors victimes de rafles meurtrières.
