Une enfance parisienne
Arnold Logak naît à Paris en 1927. Sa famille, originaire de Russie, fait partie de cette communauté juive d'Europe orientale venue chercher en France une nouvelle vie au début du XXᵉ siècle. Il grandit dans un quartier populaire de la capitale, partagé entre l'école de la République et les traditions familiales.
Très jeune, il rejoint les Éclaireurs israélites de France, mouvement scout fondé en 1923 qui mêle pédagogie scoute et transmission de la culture juive. C'est là qu'il forge son sens du collectif et de l'engagement.
1942 : la rafle du Vél d'Hiv
En 1942, Arnold Logak a quinze ans. La France est occupée, la zone nord soumise à l'administration allemande, et le régime de Vichy a déjà adopté ses lois antisémites. Les juifs de Paris vivent dans une peur quotidienne, marqués au manteau par l'étoile jaune depuis le 7 juin.
Les 16 et 17 juillet 1942, la police française arrête près de 13 000 juifs étrangers et apatrides à Paris et en banlieue. La majorité d'entre eux sont enfermés au Vélodrome d'Hiver avant d'être transférés vers les camps de Drancy, Pithiviers et Beaune-la-Rolande. Arnold Logak est témoin de cette rafle, qu'il évoque longuement dans le film.
Le scoutisme comme refuge
Pendant les années noires, les Éclaireurs israélites de France se transforment en réseau de solidarité : maisons d'enfants, filières de passage en Suisse, faux papiers. Le mouvement, dont Léo Cohn est l'une des figures, paie un lourd tribut à la Résistance et à la déportation.
Dans « Figures Humaines », Arnold Logak revient sur ces années d'adolescence sous l'Occupation et sur les visages qu'il n'a jamais oubliés.

