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Témoin

Albert Ouzoulias (1915 – 1995)

Militant des Jeunesses communistes dès 1934, mobilisé en 1939, prisonnier des Allemands, évadé en juillet 1941, Albert Ouzoulias devient l'un des chefs militaires de la Résistance communiste en zone occupée.

Portrait d'époque évoquant le compagnon de route d'Albert Ouzoulias, Robert Deloche
Robert Deloche, compagnon de combat d'Albert Ouzoulias dès les Jeunesses communistes.

Un parcours militant

Albert Ouzoulias adhère aux Jeunesses communistes en 1934, dans une France traversée par les ligues d'extrême droite et la montée du fascisme en Europe. Il s'y forge une conscience politique et une discipline d'engagement qui ne le quitteront plus.

En 1935, il quitte sa province pour s'installer à Paris. C'est là qu'il rencontre Robert Deloche, militant de la même génération, avec qui il partage la conviction que le combat antifasciste passera par l'organisation de la jeunesse ouvrière.

La guerre, la captivité, l'évasion

Mobilisé en août 1939 à la déclaration de guerre, Albert Ouzoulias est fait prisonnier par l'armée allemande lors de la débâcle de mai-juin 1940. Comme près de deux millions de soldats français, il est interné en Allemagne dans un camp de prisonniers de guerre.

En juillet 1941, il parvient à s'évader. De retour en France occupée, il rejoint clandestinement les rangs de la Résistance communiste, où ses qualités d'organisation et son sens du commandement le distinguent rapidement.

Le « Colonel André »

Sous le pseudonyme de « Colonel André », Albert Ouzoulias participe à l'organisation des bataillons de la jeunesse et des Francs-Tireurs et Partisans (FTP). Il prend part à l'insurrection de Paris en août 1944.

Après la guerre, il poursuit son engagement politique et publie ses mémoires de combat. Sa parole, recueillie pour « Figures Humaines », croise celles d'autres témoins pour donner à voir la diversité des chemins qui ont mené à la Résistance.